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Je ne suis pas un astronaute

OBJET THÉÂTRAL ARTISTIQUE EN ORBITE

Durée 1h / Tout public / Dossier / Demander plus d’infos (captation complète, technique…)

Ce projet est soutenu par l’Observatoire de l’Espace du Centre National d’Études Spatiales (CNES) dans le cadre de la résidence Hors les Murs pour artiste.

Je ne suis pas un astronaute est un objet artistique théâtral qui orbite autour d’une seule question : doit-on ou non fuir la Terre ?

C’est un fantasme documenté sur le job d’astronaute en même temps qu’une réflexion sur l’abandon de poste, la désertion face à la Terre qui monte en pression. Une réflexion aussi sur sa propre solastalgie.

Le plateau devient le reflet de mon espace mental, dans lequel je ne m’appelle plus Raphaël mais Apollo et Damien Brégère, mon complice musicien, s’appelle Houston.
Partir dans l’espace ou rester sur Terre donc…? Cette décision doit se prendre vite. J’ai appris que la Station Spatiale Internationale (ISS) fait le tour de la Terre en 91 minutes et 30 secondes. Ce sera donc le temps maximum que je me donne pour faire le tour de la question.

La scénographie s’appuie sur la projection d’un streaming vidéo en provenance de la Station Spatiale Internationale (ISS) et d’un échafaudage que l’on construit pour se rapprocher des étoiles, pour fuir.

Création 2019/20 reportée à 20/21 (Covid-19) / Tout public

Conception et jeu Raphaël Gouisset
Création musicale et jeu Damien Bregere (Spitzer)
Création lumières et régie générale Jacques-Benoît Dardant
Regards extérieurs Marie Rouge et Benjamin Villemagne
Production et diffusion Émilie Briglia

Aide à la production : DRAC Auvergne Rhône-Alpes, Région Auvergne Rhône-Alpes
Coproducteurs et accueil en résidence : La Manufacture CDN Nancy Lorraine, Le Shadok (Strasbourg), Le Lieu Multiple (Poitiers)
Soutiens et accueil en résidence : L’Observatoire de l’Espace du Centre National d’Études Spatiales (Paris) dans le cadre de sa résidence Hors les Murs, Les Subsistances (Lyon), LA-Balise 46 (Villeurbanne), Le LabLab AADN (Villeurbanne)

VOIE LACTÉE & BOUE TOXIQUE

Je ne suis pas un astronaute a comme point de départ un endroit du web fascinant, un streaming vidéo en provenance de la Station Spatiale Internationale (ISS) montrant la Terre tourner sur elle-même. Ces images de la Terre ont fini par me plonger dans une rêverie pleine d’aventures cosmiques. Nous sommes tous et toutes traversé.e.s par nos fantasmes, par nos productions imaginaires permettant d’échapper à la réalité. La place que je travaille est celle du performer tentant de donner vie à son fantasme.

Mais quelque chose est venu se superposer à cette rêverie spatiale. Le jeu enfantin s’est transformé en angoisse du futur. À force de fixer ces images grandioses de la Terre filmées depuis l’espace, s’est imposé l’autre volet du spectacle, la partie plus noire, celle qui traite d’écologie, de notre monde qui s’éteint. Maintenant l’enfant se débat avec l’adulte, le rêve vient se confronter à la réalité et l’innocence vient interroger la responsabilité. En jouant sur la confrontation du fantasme et de la réalité je veux placer le spectateur dans une position d’équilibriste entre voie lactée scintillante et boue toxique terrestre.

Bien évidemment je ne peux apporter aucune réponse à ces problématiques écologiques. Elles sont trop grandes pour moi et ma fusée de pacotille. Et c’est tant mieux. Ce qui m’intéresse ici, à travers ce besoin universel de fantasmer, est la posture démunie, inactive et indécise que l’on peut tous avoir face aux catastrophes du monde.

Crédits photos : Le Lieu Multiple / Espace Mendès France

DEUX MISES EN ORBITE AU CENTRE NATIONAL D’ÉTUDE SPATIALE (CNES)

Les 28 coups de botte d’Aleksandr Aleksandrovich Volkov. Cette performance a été proposée au Festival Sidération 2018 du CNES, au CDN Nancy Lorraine en janvier 2020, au Festival De l’autre côté de l’espace au Musée de l’Histoire du Fer à Nancy en février 2020 et au Nouveau Studio Théâtre à Nantes en mars 2020.

En préparant cette performance, j’ai découvert sur Internet deux astronautes : un Russe et un Français. Le premier, le Russe, aime donner des coups de pieds dans les satellites. Le second, le Français, est rentré de sa première ballade spatiale le 6 juillet 1982. Exactement deux ans avant ma naissance. Bien sûr, concernant ma candidature au poste d’astronaute de l’ESA, la première anecdote ne me sert pas à grand chose, en revanche la deuxième beaucoup plus.

L’art délicat du discours intersidéral. Cette performance a été proposée au Festival Sidération 2019 du CNES, au CDN Nancy Lorraine en septembre 2020 et au Nouveau Studio Théâtre à Nantes en mars 2020.

Très touché par l’invitation à ce Congrès de Cosmicologie, je viendrai proposer un tutoriel intersidéral pour aider à l’écriture de grands discours spatiaux (que ce soit dans le fond, dans la forme mais aussi dans les techniques qu’il faut savoir employer). À l’aide des grands textes qui ont fait l’Aventure Spatiale, nous tenterons de déceler les ingrédients qui font qu’un discours est capable de dépasser l’attraction terrestre pour aller toucher tous les êtres du cosmos droit au cœur.