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Je ne suis pas un astronaute (titre provisoire – en chantier)

OBJET THÉÂTRAL ARTISTIQUE EN ORBITE

Conception Raphaël Gouisset
Durée 91 min et 30 sec / Tout public
Dossier

Je ne suis pas un astronaute sera un objet artistique théâtral en orbite où le focus sera fait sur mon espace mental personnel, lui même compris dans notre espace terrien limité, lui même perdu dans l’espace intersidéral infini.

La scénographie s’appuiera sur la projection d’un streaming vidéo en provenance de la Station Spatiale Internationale (ISS). Ce streaming montre généralement la Terre, vue de l’ISS, avec en amorce une partie de la station.

FAIRE LA RÉVOLUTION

Pendant 91 minutes et 30 secondes, qui sera la durée de la performance, je prétendrai être un astronaute. Pourquoi un minutage aussi précis ? Parce que c’est le temps de révolution de l’ISS autour de la Terre.

Je prendrai de la hauteur pour résoudre la problématique de ma vie et celle du genre humain. Seule l’écriture du spectacle nous dira si j’arriverai à mes fins, si ma réflexion poétique dessinera un cercle ou une sinusoïde, si j’apporterai des réponses ou si au contraire je ferai germer d’autres questionnements métaphysiques dans la têtes des spectateurs (ce qu’en secret j’espère).
Bref, dans tous les cas je raconterai la planète qui se meure et l’échec annoncé des vacances lunaires. Et si le Centre National d’Études Spatiales m’en donne les moyens, j’irai tourner une scène du projet en micro-gravité à bord de l’Airbus-zéroG.
Je parlerai (peut-être) de mes futurs enfants, je parlerai de la caractérisation des polluants dans les satellites, de l’île flottante de ma mère qui ne figure sur aucune carte. Quand on sait que ma mère est écotoxicologue, fan de science fiction et atteinte d’une déception chronique qu’aucun de ses enfants ne soient dans l’ISS à la place du beau Thomas Pesquet, cette île flottante devient fondamentale pour le projet.

Je ne chercherai pas à avoir d’interaction particulière avec la vidéoprojection de l’ISS, néanmoins le fait qu’elle provienne directement d’un streaming live (qui ne sera donc jamais le même) donnera à chaque représentation sa singularité, et permettra à mon texte d’être constamment rattaché au réel.

AJUSTER RÉCIT ET TECHNOLOGIE

La scène reste centrale dans ce projet. Les 91 min et 30 sec se dérouleront en grande partie sur scène, si ce n’est entièrement. Les médiums principaux utilisés sont Internet et plus particulièrement le streaming video web de la NASA, et ceux plus classiques du théâtre, à savoir le texte, le corps, le travail du comédien. Il m’intéresse autant d’ajuster le récit écrit et le corps à la technologie, que de soumettre les possibilités du web à une poésie dramatique.
Rien n’est défini pour l’instant mais avant de s’installer, les spectateurs seront peut-être invités à utiliser leur smartphone pour un début d’immersion textuel, visuel et musical. Une sorte de parcours numérique d’URL en URL. Parcours qui reflétera une partie de ma recherche pour le projet.

1ÈRE MISE EN ORBITE : 24 MARS 2018 AU CENTRE NATIONAL D’ÉTUDE SPATIAL

Les 28 coups de botte d’Aleksandr Aleksandrovich Volkov

Cette performance proposée au Festival Sidération 2018 fait partie de la recherche plus vaste de Je ne suis pas un astronaute.

En préparant cette performance, j’ai découvert sur Internet deux astronautes : un Russe et un Français. Le premier, le Russe, aime donner des coups de pieds dans les satellites. Le second, le Français, est rentré de sa première ballade spatiale le 6 juillet 1982. Exactement deux ans avant ma naissance. Bien sûr, concernant ma candidature au poste d’astronaute de l’ESA, la première anecdote ne me sert pas à grand chose, en revanche la deuxième beaucoup plus.

Raphaël Gouisset